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mercredi, juillet 17, 2024

Maillart émile peintre de la normandie et "des mers agitées"

 🌊 Émile Maillard (1846–1926) : Le chantre des rivages normands

Émile Marie Honoré Maillard, né le 2 juin 1846 à Amiens et mort le 23 juillet 1926 au Havre, est un peintre français reconnu pour ses marines poétiques et ses paysages côtiers. Nommé peintre officiel de la Marine en 1891, il a consacré sa vie à représenter les côtes de Normandie, de Picardie et du Boulonnais, avec une palette subtile et une atmosphère souvent contemplative.

🧬 Origines et formation

Issu d’une famille aisée de négociants en tissus, Maillard grandit dans un environnement cultivé. Il étudie à l’Académie Julian à Paris en 1886, où il se forme aux techniques classiques tout en développant un goût pour les scènes maritimes et les paysages du littoral.

🖌️ Une œuvre entre ciel et mer

Maillard est fasciné par les jeux de lumière sur l’eau, les ciels saturés de rose et d’orange, et les mers d’huile qui évoquent la tranquillité. Il peint :

• Les ports de Boulogne-sur-Mer, Le Havre, Dunkerque • Les plages de la Côte d’Opale, la baie de Somme, Étaples

• Des scènes de pêche, des voiliers, et des tempêtes marines

Son style oscille entre réalisme délicat et impressionnisme discret, avec une attention particulière portée aux effets atmosphériques.

⚓ Peintre officiel de la Marine

Le 16 mai 1891, Maillard est nommé peintre officiel de la Marine, grâce au soutien du sénateur Albert Dauphin et du ministre Édouard Barbey. Ce titre lui permet d’accéder aux ports militaires et de documenter la vie navale française avec une sensibilité artistique rare.

🧑‍🤝‍🧑 Vie personnelle et engagements

• Il épouse Marie Frion en 1891, avec qui il aura trois fils.

• Il participe activement à la Société des amis des arts de la Somme.

• Il sert comme capitaine dans la Garde nationale mobile pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

🏛️ Héritage et redécouverte

Malgré la qualité de son œuvre, Maillard reste relativement méconnu aujourd’hui. Ses toiles passent régulièrement en ventes publiques, mais il mérite une redécouverte critique. Ses dernières années sont passées au Havre, où il peint jusqu’à sa mort en 1926.






Maillard  Emile  peintre

Emille Maillard  né en 1846   à Amiens a été nommé peintre officiel de la marine en 1891.
Il a beaucoup représenté le littoral de la baie de Somme et la mer du Nord  " souvent la mer est agitée "







Maillard  Emile 1846-1926  "la jetée" huile sur toile 80x130cm         1200 euros














Émile Marie Honoré Maillard, né le 2 juin 1846 à Amiens et mort le 23 juillet 1926 au Havre, est un peintre français.Élève de l'Académie Julian en 1886, il est principalement connu pour ses marines représentant les côtes de Normandie, de Picardie et du Boulonnais. Il a été nommé peintre officiel de la Marine en mai 1891 et officier d'Académie en février 1899.Émile Maillard est issu d’une famille bourgeoise établie à Amiens depuis plusieurs générations. Ses parents, Alexandre Eugène Maillard (1806-1893) et Victoire Clarisse Hordé (1808-1881) tirent leur prospérité de l’entreprise de fabrication et de négoce de tissus créée au début du XIXe siècle par les ancêtres maternels d’Émile et administrée par son père au 15, rue des Clairons à Amiens. Deux des quatre enfants du couple Maillard-Hordé étant morts en bas âge, Émile vivra une adolescence d’enfant unique, sa sœur aînée Clara étant déjà âgée de 15 ans lorsqu’il naît le 2 juin 1846, àl’adresse de l’entreprise familiale, résidence de ses parents.
Pendant la guerre franco-allemande qui éclate en juillet 1870 et se terminera par la défaite française entraînant la chute du Second Empire et l’occupation de la ville d’Amiens par les prussiens en décembre 1870, Émile, âgé de 24 ans, sert comme capitaine à la Garde nationale mobile de la Somme. Il sera nommé en décembre 1875 au grade de lieutenant au 12e régiment territorial d’infanterie, grade dont il démissionne en mars 1880. Malgré cette démission,, Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, lui attribue, le 10 octobre 1912, la médaille commémorative de la guerre 1870-1871 instituée par la loi du 9 novembre 1911.
Dans les premières années de la Troisième République (1871-1900), la ville d’Amiens se développe et connaît une renaissance culturelle favorisant les arts, renouveau auquel Émile Maillard apporte sa contribution dans le domaine des arts graphiques. Il devient membre de la Société des amis des arts du département de la Somme et le restera jusqu'en 1913En juillet 1879, ilparticipe à l’exposition annuelle de peinture et de dessin qu’organise cette société et obtient une mention honorable.
Le décès de sa mère, survenu en mars 1881 affecte beaucoup l’artiste. Son père l’encourage alors à s’éloigner du domicile familial pour peindre les sujets de bord de mer qu’il affectionne, dans la baie de Somme, sur la Côte picarde et la Côte d'Opale, à Étaples où il fait partie de l'école des peintres], à Dunkerque. Lors de ses voyages, il est assisté par Marie Frion (1855-1934), jeune employée de l’entreprise familiale qu’il épouse à Amiens le 11 novembre 1891. Trois fils naîtront de cette union : Marcel (1889-1945), Maurice (1892-1971) et Pierre (1893-1915).
En 1884, Émile Maillard devient sociétaire de la Société des artistes français et expose désormais régulièrement ses œuvres à Amiens, puis à Paris. En juillet 1885, il obtient une médailled’argent à l’exposition d’Amiens] avec trois œuvres exposées : Marée descendante, Entrée de ferme et Cour de ferme. En 1886, il est admis comme élève à l'Académie Julian sur la recommandation d'Émile Renouf. En février 1888] et 1889 (Exposition universelle), il participe au Salon des artistes français et obtient deux fois la mention honorable, notamment pour le tableau intitulé Les derniers secours conservé à Amiens au musée de Picardie. Jusqu’à la fin du siècle, Émile continue d’exposer et obtient plusieurs récompenses, en particulier une médaille de bronze au Salon parisien de février 1893 et une médaille d’or à    Amiens  Le 16 mai 1891, Émile Maillard est nommé peintre officiel de la Marine, nomination que le ministre de la Marine, Édouard Barbey, lui annonce le 20 mai par l’intermédiaire d'Albert Dauphin, sénateur de la Somme qui a appuyé la candidature de l’artiste de sa recommandation.Après le décès de leur père survenu en octobre 1893, Émile et sa sœur Clara vendent l’entreprise familiale de tissus, ce qui procure au peintre la rente financière lui permettant de continuer à se consacrer exclusivement à son art. Il se fait construire une demeure où il installe son atelier dans le quartier de Saint-Acheul à Amiens.
Depuis 1891, la France et la Russie tsariste se sont rapprochés pour faire contre-poids à la Prusse. L’évolution positive des relations diplomatiques entre les deux pays aboutit à l’Alliance franco-russe, accord de coopération militaire ratifié le 4 janvier 1894 par le gouvernement français. Dans ce cadre, unevisite officielle des souverains russes en France est organisée pour octobre 1896. En sa qualité de peintre officiel de la Marine, Émile Maillard informe le cabinet du ministre de la Marine de son intention de prendre comme sujet d’un prochain tableau l’arrivée à Cherbourg des yachts impériaux du Tsar, l’Étoile polaire et le Standart escortés par les fleurons de la marine de guerre française. Le 8 septembre 1896, le cabinet du ministre confirme son accord et invite le vice-amiral Henri Rieunier, commandant en chef, préfet du 1er arrondissement maritime, à donner au peintre toutes facilités pour l’accomplissement de son projet. Ayant exécuté son tableau intitulé L’Escadre de la mer du Nord à Cherbourg et représentant cette escadre escortant le yacht   impérial à l’arrivée du tsar Nicolas II et de la tsarine Alexandra Fiodorovna de Russie en rade de Cherbourg le 5 octobre 1896, Maillard en fait don au ministre de la Marine pour l'hôtel du ministère. L’hommage est accepté par le cabinet du ministère le 12 juin 1897. Lors de la seconde visite officielle en France des souverains russes, en 1901, Maillard peint deux nouvelles toiles commémorant l’arrivée du yacht impérial russe Le Standart à Dunkerque le 18 septembre 1901, Le Cassini et Le Standart passent la revue de l'escadre à Dunkerque et Le Cassini portant le Président de la République (Le Cassini est le navire à bord duquel le président de la République Émile Loubet a embarqué pour accueillir en mer le tsar Nicolas II).Le 27 février 1899, Émile Maillard est nommé officier d’Académie par arrêté du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
Dans les premières années du XXe siècle, la rente financière issue de la vente de l’entreprise familiale s’épuisant, Maillard doit vendre sa demeure du quartier Saint-Acheul à Amiens. Il s’installe avec sa famille au 25, rue Voiture à Amiens, où le couple et leurs trois fils sont recensés en 1906. Les vingt dernières années de sa vie sont marquées par une réduction de ses ressources financières et les bouleversements dramatiques entraînés par la Première Guerre mondiale. La ville d’Amiens est très proche du front et brièvement occupée par les Allemands du 31 août au 11 septembre 1914, ce qui contraint Émile Maillard et son épouse à un exil à Morlaix (Finistère) au début de 1915. Le14 juillet 1915, Pierre Maillard, le plus jeune des enfants du couple, lieutenant Saint-Cyrien au 2e bataillon du 72e régiment d’infanterie est tué au combat en Argonne lors de l’offensive de Bois-Volante. Il est cité à l’ordre de la 3e armée et reçoit la croix de guerre et la Légion d’honneur. Le 15 mai 1917, Émile Maillard apprend que Marcel, son fils aîné, sous-lieutenant au 272e régiment d’infanterie a été fait prisonnier. Libéré après l’armistice, ce dernier sera décoré de la croix de guerre et honoré de la fourragère.Pendant son exil à Morlaix, Émile Maillard ne cesse pas de peindre. Il est notamment en relation avec M. Picot, propriétaire    de la galerie d’exposition permanente de tableaux de l’École française opérant au 39, rue Damrémont à Paris et à Zurich, galerie à laquelle il vend plusieurs dizaines de toiles. Il accorde à cette galerie une exclusivité pour la vente de ses œuvres en Suisse en échange de l’intermédiation de cette dernière auprès du Bureau de secours de Berne pour la transmission de colis à son fils Marcel prisonnier en Allemagne contre rémunération prélevée sur le produit de la vente de ses tableaux et dans l’espoir d’obtenir le transfert du prisonnier en Suisse. Les commandes de la galerie portent sur des marines, spécialité du peintre, mais aussi des représentations des tranchées quirencontrent un fort succès commercial. D’autres tableaux de cette période représentent l’intérieur de la maison dite de la duchesse Anne de Bretagne, remarquable par son escalier à vis arrimé à une colonne en chêne d’un seul tenant de 11 m, ornée de sculptures des saints protecteurs.À la fin de l’année 1920, Maillard et son épouse quittent Morlaix et, malgré leur désir de retourner à Amiens, se résignent à s’installer au Havre ou résident désormais leurs deux fils survivants. C’est dans cette ville que Maillard peint ses dernières toiles et qu’il meurt le 23 juillet 1926, dans son domicile loué au 10, rue du Docteur Lecadre. Il est inhumé dans le caveau defamille du cimetière de La Madeleine à Amiens.Le 23 juillet 1960, le conseil municipal de la Ville d’Amiens décide de baptiser de son nom la voie reliant la rue de la Folie à la rue Terral
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