Lundi 4 décembre, salle 4 - Drouot - Richelieu.
Daguerre OVV.
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| Raoul du gardier wiesbaden 1871- Pornic 1952 | Aquarelle gouachée de 26x20cm 700 euros |
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| étude de boutre |
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| huile sur papier de 34x51cm estimée 4.000 euros |

Raoul du Gardier est un peintre officiel de la marine cette huile sur toile est estimée 12.000 euros
Dar el Salam
Raoul du Gardier (1871-1952) En mer tropicale, circa 1930 Huile sur toile, signé en bas à gauche. 65 x 81 cm
estimée 40.000 euros!
DU GARDIER Raoul la régate
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DU GARDIER Raoul, 1871-1952, Sur le pont en vue du Stromboli, huile sur isorel, signĂ© en bas Ă droite, au dos un n°521, 50,5x46 cm. Estimation :3 000 - 5 000 EUR
Raoul DU GARDIER (1871-1952) (attribuĂ© Ă ) : « Barques en mer ». Gouache sur papier non signĂ©e. 21,5 x 16,5cm.
NĂ© Ă Wiesbaden le 1er avril 1871 de Raoul Robert du Gardier, saint-cyrien, officier de cavalerie, et de Marie-AimĂ©e Serpette, Raoul Alfred Henri Robert du Gardier est l'aĂ®nĂ© d'une famille de cinq enfants de la noblesse de province Il est le petit-neveu du peintre et architecte FĂ©lix Thomas, ainsi que le neveu du compositeur Gaston Serpette. Il passe une enfance paisible en dĂ©pit d'une tuberculose pulmonaire qui lui aurait Ă©tĂ© transmise par sa nourrice. Ă€ l'adolescence, sa famille dĂ©mĂ©nage Ă Paris oĂą il se fait soigner. Ces « soins »amènent le corps mĂ©dical Ă pratiquer une opĂ©ration de castration destinĂ©e — selon les connaissances mĂ©dicales de l'Ă©poque — Ă Ă©radiquer sa tuberculose. En 1888, le bac obtenu, il dĂ©cide de se consacrer Ă la peinture et rejoint les Beaux-Arts de Paris Élève de ThĂ©obald Chartran, d'Albert Maignan et de Gustave Moreau Raoul du Gardier expose au Salon des artistes français Ă partir de 1893 (Ĺ’dipe et le Sphinx), est distinguĂ© par une mention honorable en 1897 et en devient sociĂ©taire Ă partir de 1900 Quelques-unes de ses Ĺ“uvres intègrent alors la collection de Charles Hayem, un proche de Gustave Moreau. Il installe son atelier au 12, boulevard du Montparnasse Ă Paris et accumule alors les distinctions en tant que peintre et graveur. En 1897, Ă l'occasion d'un voyage en AlgĂ©rie oĂą sa famille possède des vignobles, il se lie d'amitiĂ© avec le peintre belge Henri Evenepoel, lequel souffre comme lui d'une maladie pulmonaire l'obligeant Ă effectuer des sĂ©jours rĂ©guliers dans des pays chauds. Une mĂ©daille de bronze lui est dĂ©cernĂ©e Ă l'Exposition universelle de 1900 pour son tableau Les Femmes kabyles.Comme d'autres anciens Ă©lèves de Gustave Moreau, il participe au Salon d'Automne créé en 1905 en tant que membre fondateur du Salon, et y expose deux portraits : no 608 : Portrait de Mlle D. et no 609 : Portrait de M. G. de G.[. En 1911, il se rend en Turquie.En 1914, il s'engage dans l'armĂ©e et sera notamment le chauffeur du gĂ©nĂ©ral Foch ainsi que du marĂ©chal Franchet d'Espèrey La fin de la Première Guerre mondiale marque ses premiers succès commerciaux. Raoul du Gardier collabore Ă de nombreuses revues qui publient ses tableaux et ses aquarelles. En 1920, son frère, Pierre-Charles du Gardier, est nommĂ© consul gĂ©nĂ©ral de France Ă Suez puis Ă l'ĂŽle Maurice. En visite chez son frère, il y rencontre l'aventurier et futur Ă©crivain Henry de Monfreid, de passage Ă Suez en provenance de Djibouti De 1920 Ă 1930, Raoul du Gardier entame alors une sĂ©rie de voyages en Égypte et dans l'OcĂ©an Indien. Il fournit Ă cette Ă©poque Ă Pierre Mille des aquarelles pour illustrer ses articles relatifs Ă l'Égypte destinĂ©s Ă L'Illustration.La qualitĂ© de son travail lui vaut d'ĂŞtre nommĂ© peintre de la Marine le 24 avril 1923 Ce statut, ainsi que des moyens financiers le mettant Ă l'abri du besoin, l'amènent Ă rĂ©aliser alors deux tours du monde qui seront autant de sources d'inspiration . En novembre 1929, il embarque Ă Marseille sur le croiseur GĂ©nĂ©ral Duquesne pour un pĂ©riple de trois mois jusqu'Ă l'ĂŽle Maurice. Il illustre avec le peintre et illustrateur Charles Fouqueray (1872-1958) Les Belles Croisières Françaises de Paul Chack en 1929 et participe en 1932 Ă la dĂ©coration du paquebot Normandie. La mĂŞme annĂ©e, il participe au concours d’art des Jeux Olympiques de Los Angeles (section peinture) en exposant une toile, CanoĂ« Rouge. En 1933, la Marine nationale le sollicite afin de dĂ©corer le bâtiment Vauban du cercle naval de Toulon. Charles Fouqueray fait Ă©galement partie des artistes travaillant aux dĂ©cors de ce bâtiment. En 1936, il devient peintre de l'Air Outre l'Égypte, il dĂ©couvre Ă©galement les colonies françaises, l'AlgĂ©rie française, le Maroc, Djibouti, le Liban, l'ĂŽle Maurice (ancienne colonie), La RĂ©union et les Comores notamment. Sa peinture orientaliste tĂ©moigne alors de l'expansion de la France dans le monde et lui assure une importante notoriĂ©tĂ© et une grande prospĂ©ritĂ©]. Il vit Ă Paris au 2, rue Rosa-Bonheur et y mène une vie mondaine. L'Ă©tĂ©, il rejoint son frère Pierre-Charles qui possède une imposante demeure Ă Pornic, le long de la cĂ´te, la villa Magdalena. Il y installe un atelier dans une dĂ©pendance ace Ă la mer oĂą il produit de nombreuses scènes marines Ă©voquant la douceur de vivre de l'entre-deux-guerres — promenades en bateau dans la baie de Bourgneuf, Ă©lĂ©gantes sur la plage, enfants jouant dans la mer, luxueux paquebots, scènes portuaires Certains artistes, tels que le peintre orientaliste Fernand Lantoine (1876-1955), ou son ami Edgar Maxence y sĂ©journent.Le dĂ©clenchement de la Seconde Guerre mondiale marque le dĂ©clin de sa santĂ©. Il n'est dĂ©sormais plus en mesure de se dĂ©placer de manière autonome, ni de peindre ; sa gouvernante, victime d'un accident de la circulation Ă Paris, n'est plus en mesure de l'assister. Très diminuĂ©, sans revenus, il quitte son atelier de l'avenue de Tourville Ă Paris pour rejoindre Pornic, qu'il ne quittera dĂ©sormais plus. Ă€ la villa Magdalena, il hĂ©berge Ă partir de 1940 son ami Charles Fouqueray qui a dĂ» fuir Brest, après avoir Ă©chappĂ© aux Allemands Son frère, Pierre-Charles, avec qui il entretenait une grande complicitĂ© meurt en 1950 Devenu impotent, il est placĂ© en 1952 dans un hospice oĂą il meurt le 16 octobre 1952. 81 ans Il est enterrĂ©, avec son frère, au cimetière de Sainte-Marie-sur-Mer
En 1948, une vente des Ĺ“uvres de Raoul du Gardier est organisĂ©e Ă€ sa mort en 1952, faute de descendance et de galeriste pour le dĂ©fendre, son Ĺ“uvre tombe dans un relatif oubli. Pendant plus d'un demi-siècle, aucune monographie, aucune exposition ne lui sont consacrĂ©es. La redĂ©couverte des Ĺ“uvres de Raoul du Gardier est due au retour en grâce Ă la fin du XXe et au dĂ©but du XXIe siècle des peintres orientalistes et Ă l'Ă©mergence du concept de « peintres voyageurs
















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