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samedi, décembre 05, 2009

raoul du Gardier (1871-1972) peintre officiel de la marine et des colonies...

raoul Dugardier
🌊 Raoul du Gardier (1871–1952) : Le marin des pinceaux et des horizons lointains
Raoul Alfred Henri Robert du Gardier, nĂ© le 1er avril 1871 Ă  Wiesbaden (Allemagne) et mort le 16 octobre 1952 Ă  Pornic, est un peintre français, voyageur infatigable et Peintre Officiel de la Marine dès 1923. Élève de Gustave Moreau, il appartient Ă  cette gĂ©nĂ©ration d’artistes qui ont su mĂŞler tradition acadĂ©mique, goĂ»t de l’exotisme et passion pour la mer.
🎨 Une formation prestigieuse
Issu d’une famille noble apparentĂ©e au peintre FĂ©lix Thomas et au compositeur Gaston Serpette, Raoul du Gardier grandit entre culture et rigueur. Il entre aux Beaux-Arts de Paris en 1888, oĂą il suit l’enseignement de ThĂ©obald Chartran, Albert Maignan et surtout Gustave Moreau, dont l’influence se ressent dans ses premières Ĺ“uvres symbolistes.
Dès 1893, il expose au Salon des artistes français, oĂą il est distinguĂ© en 1897 et devient sociĂ©taire en 1900. Il reçoit une mĂ©daille de bronze Ă  l’Exposition universelle de 1900 pour Les Femmes kabyles.
🌍 Le peintre voyageur
Du Gardier est un grand voyageur : AlgĂ©rie, Turquie, Égypte, Suez, Maurice… Il suit son frère diplomate dans ses affectations et peint des scènes 
orientalistes, des ports, des navires et des figures locales. Il collabore Ă  L’Illustration, rĂ©alise des tableautins faciles Ă  transporter, et illustre plusieurs ouvrages.
Son style mĂŞle Ă©lĂ©gance acadĂ©mique et audace impressionniste, avec des touches de violet dans les ombres et une palette lumineuse. Il est surnommĂ© par certains critiques le “peintre des croisières Ă©lĂ©gantes”.
⚓ Peintre Officiel de la Marine
NommĂ© Peintre Officiel de la Marine en 1923, Raoul du Gardier embarque sur plusieurs navires et rĂ©alise des scènes navales, des portraits de marins, et des vues de ports. Il est dĂ©corĂ©, reconnu par les ministères, et mène une vie très “officielle”, ponctuĂ©e de sĂ©ances de peinture rĂ©gulières, comme un fonctionnaire de l’art.
Henry de Monfreid, dans ses mémoires, évoque avec tendresse les deux frères du Gardier, leur gouvernante sévère, et leur routine artistique presque militaire.
đź–Ľ️ Une Ĺ“uvre tombĂ©e dans l’oubli
Ă€ sa mort en 1952, Raoul du Gardier est enterrĂ© Ă  Sainte-Marie-sur-Mer, près de Pornic. Faute de descendance et de galeriste pour dĂ©fendre son Ĺ“uvre, celle-ci tombe dans un relatif oubli pendant plus d’un demi-siècle. Pourtant, ses marines, ses scènes orientales et ses portraits mĂ©ritent une redĂ©couverte.
Ses œuvres sont parfois visibles en ventes publiques, et quelques-unes figurent dans des collections privées ou muséales.

Raoul du Gardier incarne une Ă©poque oĂą l’art maritime Ă©tait Ă  la fois documentaire, poĂ©tique et mondain. Son pinceau a captĂ© les reflets du large, les visages du monde, et l’Ă©lĂ©gance d’une France voyageuse.


lla Magdalena Ă  Pornic, entre mer et route de corniche. La vue est imprenable sur la baie de Bourgneuf. On comprend pourquoi Raoul du Gardier, considĂ©rant la mer et la peinture indissociables, s’est installĂ© dans une villa voisine de celle de son frère, dont il a fait un atelier grand ouvert sur l’ocĂ©an. Quand il n’est pas Ă  Paris ou en voyage, il peint sa famille ou la bourgeoisie pornicaise. Il rejoindra dĂ©finitivement la citĂ© balnĂ©aire pendant la Seconde Guerre mondiale et y repose aujourd’hui. C’est son frère, Pierre-Charles du Gardier, qui lui sert ici de modèle. Saisi Ă  hauteur d’Ĺ“il, le personnage est aussi immobile que la mer devant laquelle il est assis. Son pull blanc se dĂ©tache sur la vĂ©gĂ©tation, son visage sur la mer et le ciel nuancĂ© de gris et de bleus. «Du Gardier me prĂ©sente son frère. Il est peintre, peintre des ministères ; il va tous les ans peindre une sĂ©rie de tableautins de dimensions faciles Ă  expĂ©dier dans la valise. C’est le portrait de son frère, moins les bĂ©sicles […] Ces deux vieux garçons s’adorent avec tendresse, sous l’Ĺ“il sĂ©vère de leur vieille gouvernante», raconte Henry de Monfreid dans La Croisière du hachich, roman publiĂ© en 1933. FormĂ© aux Beaux-Arts de Paris, Raoul du Gardier exĂ©cute ses premiers paysages en AlgĂ©rie, oĂą sa famille possède des vignobles. Puis au dĂ©but des annĂ©es 1920, ceux de l’Égypte, des Ă®les Maurice, Madagascar, La RĂ©union, des Comores, de l’Orient et de l’ocĂ©an Indien, oĂą le mène sa nomination de peintre officiel de la Marine. Des contrĂ©es propices au rĂŞve, dont il rapporte la matière de nombreux tableaux aux jeux de lumière et de couleur uniques.
Lundi 4 décembre, salle 4 - Drouot - Richelieu.
Daguerre OVV.
raoul   Dugardier


Raoul du gardier wiesbaden 1871- Pornic 1952Aquarelle gouachée de 26x20cm 700 euros

étude de boutre
huile sur papier de 34x51cm estimée 4.000 euros


Raoul du Gardier est un peintre officiel de la marine
cette huile sur toile est estimée 12.000 euros





  ALGER.

Dar  el  Salam




Raoul du Gardier (1871-1952) En mer tropicale, circa 1930 Huile sur toile, signĂ© en bas Ă  gauche. 65 x 81 cm
estimée 40.000 euros!

















DU  GARDIER Raoul   la rĂ©gate






aden



DU GARDIER Raoul, 1871-1952, Sur le pont en vue du Stromboli, huile sur isorel, signĂ© en bas Ă  droite, au dos un n°521, 50,5x46 cm. Estimation :3 000 - 5 000 EUR   







Raoul DU GARDIER (1871-1952) (attribuĂ© Ă ) : « Barques en mer ». Gouache sur papier non signĂ©e. 21,5 x 16,5cm.








NĂ© Ă  Wiesbaden le 1er avril 1871 de Raoul Robert du Gardier, saint-cyrien, officier de cavalerie, et de Marie-AimĂ©e Serpette, Raoul Alfred Henri Robert du Gardier est l'aĂ®nĂ© d'une famille de cinq enfants de la noblesse de province Il est le petit-neveu du peintre et architecte FĂ©lix Thomas, ainsi que le neveu du compositeur Gaston Serpette. Il passe une enfance paisible en dĂ©pit d'une tuberculose pulmonaire qui lui aurait Ă©tĂ© transmise par sa nourrice. Ă€ l'adolescence, sa famille dĂ©mĂ©nage Ă  Paris oĂą il se fait soigner. Ces « soins »amènent le corps mĂ©dical Ă  pratiquer une opĂ©ration de castration destinĂ©e — selon les connaissances mĂ©dicales de l'Ă©poque — Ă  Ă©radiquer sa tuberculose. En 1888, le bac obtenu, il dĂ©cide de se consacrer Ă  la peinture et rejoint les Beaux-Arts de Paris Élève de ThĂ©obald Chartran, d'Albert Maignan et de Gustave Moreau  Raoul du Gardier expose au Salon des artistes français Ă  partir de 1893 (Ĺ’dipe et le Sphinx), est distinguĂ© par une mention honorable en 1897 et en devient sociĂ©taire Ă  partir de 1900   Quelques-unes de ses Ĺ“uvres intègrent alors la collection de Charles Hayem, un proche de Gustave Moreau. Il installe son atelier au 12, boulevard du Montparnasse Ă  Paris et accumule alors les distinctions en tant que peintre et graveur. En 1897, Ă  l'occasion d'un voyage en AlgĂ©rie oĂą sa famille possède des vignobles, il se lie d'amitiĂ© avec le peintre belge Henri Evenepoel, lequel souffre comme lui d'une maladie pulmonaire l'obligeant Ă  effectuer des sĂ©jours rĂ©guliers dans des pays chauds. Une mĂ©daille de bronze lui est dĂ©cernĂ©e Ă  l'Exposition universelle de 1900 pour son tableau Les Femmes kabyles.Comme d'autres anciens Ă©lèves de Gustave Moreau, il participe au Salon d'Automne créé en 1905 en tant que membre fondateur du Salon, et y expose deux portraits : no 608 : Portrait de Mlle D. et no 609 : Portrait de M. G. de G.[. En 1911, il se rend en Turquie.En 1914, il s'engage dans l'armĂ©e et sera notamment le chauffeur du gĂ©nĂ©ral Foch ainsi que du marĂ©chal Franchet d'Espèrey La fin de la Première Guerre mondiale marque ses premiers succès commerciaux. Raoul du Gardier collabore Ă  de nombreuses revues qui publient ses tableaux et ses aquarelles. En 1920, son frère, Pierre-Charles du Gardier, est nommĂ© consul gĂ©nĂ©ral de France Ă  Suez puis Ă  l'ĂŽle Maurice. En visite   chez son frère, il y rencontre l'aventurier et futur Ă©crivain Henry de Monfreid, de passage Ă  Suez en provenance de Djibouti    De 1920 Ă  1930, Raoul du Gardier entame alors une sĂ©rie de voyages en Égypte et dans l'OcĂ©an Indien. Il fournit Ă  cette Ă©poque Ă  Pierre Mille des aquarelles pour illustrer ses articles relatifs Ă  l'Égypte destinĂ©s Ă  L'Illustration.La qualitĂ© de son travail lui vaut d'ĂŞtre nommĂ© peintre de la  Marine le 24 avril 1923     Ce statut, ainsi que des moyens financiers le mettant Ă  l'abri du besoin, l'amènent Ă  rĂ©aliser alors deux tours du monde qui seront autant de sources d'inspiration    . En novembre 1929, il embarque Ă  Marseille sur le croiseur GĂ©nĂ©ral Duquesne pour un pĂ©riple de trois mois jusqu'Ă  l'ĂŽle Maurice. Il illustre avec le peintre et illustrateur Charles Fouqueray (1872-1958) Les Belles Croisières Françaises de Paul Chack en 1929 et participe en 1932 Ă  la dĂ©coration du paquebot Normandie. La mĂŞme annĂ©e, il participe au concours d’art des Jeux Olympiques de Los Angeles (section peinture) en exposant une toile, CanoĂ« Rouge. En 1933, la Marine nationale le sollicite afin de dĂ©corer le bâtiment Vauban du cercle naval de Toulon. Charles Fouqueray fait Ă©galement partie des artistes travaillant aux dĂ©cors de ce bâtiment. En 1936, il devient peintre de l'Air    Outre l'Égypte, il dĂ©couvre Ă©galement les colonies françaises, l'AlgĂ©rie française, le Maroc, Djibouti, le Liban, l'ĂŽle Maurice (ancienne colonie), La RĂ©union et les Comores notamment. Sa peinture orientaliste tĂ©moigne alors de l'expansion de la France dans le monde et lui assure une importante notoriĂ©tĂ© et une grande prospĂ©ritĂ©]. Il vit Ă  Paris au 2, rue Rosa-Bonheur et y mène une vie mondaine. L'Ă©tĂ©, il rejoint son frère Pierre-Charles qui possède une imposante demeure Ă  Pornic, le long de la cĂ´te, la villa Magdalena. Il y installe un atelier dans une dĂ©pendance   ace Ă  la mer oĂą il produit de nombreuses scènes marines Ă©voquant la douceur de vivre de l'entre-deux-guerres — promenades en bateau dans la baie de Bourgneuf, Ă©lĂ©gantes sur la plage, enfants jouant dans la mer, luxueux paquebots, scènes portuaires  Certains artistes, tels que le peintre orientaliste Fernand Lantoine (1876-1955), ou son ami Edgar Maxence y sĂ©journent.Le dĂ©clenchement de la Seconde Guerre mondiale marque le dĂ©clin de sa santĂ©. Il n'est dĂ©sormais plus en mesure de se dĂ©placer de manière autonome, ni de peindre ; sa gouvernante, victime d'un accident de la circulation Ă  Paris, n'est plus en mesure de l'assister. Très diminuĂ©, sans revenus, il quitte son atelier de l'avenue de Tourville Ă  Paris pour rejoindre Pornic, qu'il ne quittera dĂ©sormais plus. Ă€ la villa Magdalena, il hĂ©berge Ă  partir de 1940 son ami Charles Fouqueray qui a dĂ» fuir Brest, après avoir Ă©chappĂ© aux Allemands     Son frère, Pierre-Charles, avec qui il entretenait une grande complicitĂ©    meurt en 1950     Devenu impotent, il est placĂ© en 1952 dans un hospice oĂą il meurt le 16 octobre 1952.  81 ans  Il est enterrĂ©, avec son frère, au cimetière de Sainte-Marie-sur-Mer


En 1948, une vente des Ĺ“uvres de Raoul du Gardier est organisĂ©e  Ă€ sa mort en 1952, faute de descendance et de galeriste pour le dĂ©fendre, son Ĺ“uvre tombe dans un relatif oubli. Pendant plus d'un demi-siècle, aucune monographie, aucune exposition ne lui sont consacrĂ©es. La redĂ©couverte des Ĺ“uvres de Raoul du Gardier est due au retour en grâce Ă  la fin du XXe et au dĂ©but du XXIe siècle des peintres orientalistes et Ă  l'Ă©mergence du concept de « peintres voyageurs 






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