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lundi, avril 08, 2024

ROQUE Jean-jacques peintre de la marine et de la région marseillaise.

  ⚓ Jean Roque (1880–1925) : Le chant pictural de la Provence et de la mer

Jean Roque (1880–1925) : Le chant pictural de la Provence et de la mer

Né à Marseille le 8 janvier 1880, Jean Roque est un peintre français dont l’œuvre célèbre à la fois les paysages de sa Provence natale et les scènes maritimes. Nommé peintre officiel de la Marine en 1924, il incarne une modernité picturale qui s’éloigne des académismes pour mieux saisir l’énergie brute du réel.

🎨 Une formation classique… vite dépassée

Roque monte à Paris après ses études et devient brièvement élève de Jean-Léon Gérôme en 1898. Mais il rejette rapidement l’académisme de son maître, qu’il juge trop figé. Il fréquente alors Montmartre, où il côtoie des artistes comme Steinlen, qui réalisera son portrait. Cette période parisienne forge son regard libre et son goût pour les formes expressives.

🌊 Une peinture enracinée dans le Sud et la mer

De retour à Marseille, Roque consacre l’essentiel de son œuvre à la Provence, ses ports, ses collines, ses lumières. Mais c’est en 1924 qu’il est nommé peintre officiel de la Marine, aux côtés d’artistes comme Rollin de Vertury et René Quillivic. Ce titre lui permet de représenter la vie navale avec une sensibilité toute méridionale : matière dense, couleurs franches, formes épurées.

Son tableau Le Retour, exposé au Salon des artistes français en 1913, lui vaut une médaille d’or. Il y montre déjà son goût pour les scènes maritimes empreintes d’émotion et de mouvement.🖌️ Un style audacieux, parfois brutal

Jean Roque travaille principalement à l’huile, sur toile, carton, puis sur panneaux de bois à partir de 1920. Son style est qualifié de « hardi jusqu’à la brutalité » par la revue L’Art et les Artistes, ce qui témoigne de sa volonté de rompre avec les conventions pour exprimer la vitalité du monde.

Inspiré par Cézanne et Monticelli, il joue avec la lumière, les contrastes et les volumes. Ses paysages marins ne sont pas des vues tranquilles : ce sont des instants saisis, des gestes picturaux puissants, des évocations vibrantes du littoral.

🕊️ Une fin prématurée, un hommage durable

Jean Roque meurt à Marseille le 6 décembre 1925, à seulement 45 ans. Il est enterré au cimetière Saint-Pierre, dans sa ville natale. La ville lui rend hommage en donnant son nom à une rue menant au Palais des Arts.

Son œuvre, bien que trop peu connue du grand public, reste présente dans les collections régionales et les ventes spécialisées. Elle témoigne d’un regard libre, enraciné, et profondément humain sur la mer et la terre.

roque  jean jacques est un peintre officiel de la marine  né à Marseille il est mort très jeune  34 ans.












paysage provencal par jean Roque

Jean Roque : le Marseillais qui a peint la lumière comme une tempête

☀️ Il naît à Marseille en 1880.

Pas n'importe où.

Dans une ville où les bateaux entrent et sortent comme des battements de cœur.

Une ville de sel.Une ville de soleil.

Une ville de marins.

Une ville qui vous colle à la peau pour toujours.

Jean Roque ne s'en débarrassera jamais.

Et heureusement.

🥁

Le jeune homme monte à Paris.

Direction les ateliers.

Direction les maîtres.

Direction l'avenir.

Pendant quelques mois, il suit l'enseignement de Jean-Léon Gérôme.

Mais très vite...

Trop vite peut-être pour les académiciens...

Il se rebelle.

La peinture de Gérôme lui paraît figée.

Trop sage.

Trop propre.

Trop rangée.

Jean Roque veut autre chose.

Il veut la vie.

La vraie.

🥁

Alors il file à Montmartre.

Le volcan artistique de l'époque.

Les cafés.

Les ateliers.

Les débats.

Les rêves.

Les nuits blanches.

Là, il rencontre Steinlen.

Là, il croise les artistes qui vont changer la peinture française.

Là, son regard s'affûte.

Comme un marin qui apprend à lire les nuages.

🎨

Mais au fond de lui...

Marseille l'appelle.

Toujours.

Encore.

Toujours.

Le Vieux-Port.

Les quais.

Les pêcheurs.

Les voiles.

Les reflets sur l'eau.

Voilà son univers.

Voilà sa matière première.

Voilà son royaume.

⚓

Pendant que certains peignent des rois ou des salons bourgeois, Jean Roque préfère les gens ordinaires.

Les travailleurs.

Les marins.

Les bateaux.

Les rues.

Les ports.

Les moments simples.

Et c'est justement là que naît sa modernité.

🥁

Il admire Cézanne.

Il regarde Monticelli.

Il côtoie Albert Marquet.

Il connaît Verdilhan.

Mais il ne copie personne.

Il construit son propre langage.

Des couleurs puissantes.

Des formes solides.

Une lumière qui semble sortir de la toile.

Comme si le soleil provençal lui-même avait décidé de prendre un pinceau.

☀️

Les critiques sont parfois déconcertés.

Certains parlent même d'un style :

"Hardi jusqu'à la brutalité."

Quelle merveilleuse définition !

Parce que Roque ne caresse pas ses sujets.

Il les attrape.

Il les secoue.

Il leur donne une présence incroyable.

Ses ports respirent.

Ses bateaux avancent.

Ses paysages vibrent.

🥁

Puis arrive 1913.

Le Salon des Artistes Français.

Un tableau.

Un seul.

Le Retour.

Et soudain...

Médaille d'or.

Le voilà reconnu.

Le voilà consacré.

Le voilà installé parmi les peintres qui comptent.

⚓

Mais Jean Roque continue d'avancer.

Toujours.

Toujours.

Toujours.

Comme le tambour 

Celui qui bat au fond des pages d'histoire de l'art.

🥁

Après la Grande Guerre, sa peinture évolue.

Les personnages s'effacent.

Les ports prennent le pouvoir.

Les bateaux deviennent les héros.

La lumière devient plus subtile.

Quelques touches suffisent désormais.

Une couleur.

Un reflet.

Une voile.

Et toute la Méditerranée apparaît.

🌊

Puis arrive la consécration maritime.

Jean Roque devient

⚓ Peintre Officiel de la Marine.

Le Marseillais rejoint ainsi les grands ambassadeurs artistiques du monde maritime français.

Une évidence.

Presque une formalité.

Depuis toujours, il peignait déjà l'âme des ports.

🥁

Et pourtant...

Il reste un mystère.

Un détail fascinant.

Jean Roque a peint le Vieux-Port des dizaines et des dizaines de fois.

Mais presque jamais Notre-Dame-de-la-Garde.

La Bonne Mère.

Le symbole absolu de Marseille.

Comme si le peintre voulait regarder ailleurs.

Comme s'il préférait les hommes aux monuments.

Les bateaux aux cartes postales.

La vérité du port aux clichés touristiques.

🎨

Sa carrière sera courte.

Beaucoup trop courte.

Il disparaît en 1925.

À seulement 45 ans.

Mais quelle trajectoire.

Quelle intensité.

Quelle énergie.

Une météorite provençale.

💥

Aujourd'hui encore, ses œuvres attirent les collectionneurs.

Ses paysages marseillais fascinent.

Ses scènes portuaires racontent une époque disparue.

Et chaque toile semble répéter la même phrase :

"La beauté se cache dans les choses simples."

🥁

Jean Roque ne peignait pas seulement Marseille.

Il peignait son souffle.

Il peignait sa lumière.

Il peignait son âme.

⚓ Le Vieux-Port était son atelier.

☀️ Le soleil était sa palette.

🎨 La Provence était son royaume.

Et plus d'un siècle plus tard...

Le tambour résonne encore.


Jean Roque (1880-1925) Marseille le fort Saint-Jean, c.1905-1910, huile sur toile, 81 x 65 cm, signée en bas à droite.




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