Antiquaire de marine

Antiquaire de marine
antiquités de marine

mardi, octobre 18, 2011

Vente de 2 Portulans.

                                       Vente d'un premier  portulan par l'étude BERGER.
.estimation 200.000euros..................................................


PORTULAN]. Atlas manuscrit. Marseille, Honoré Boyer, 1648. Atlas grand in-folio (57 x 38 cm) de 8 cartes doubles sur peau de vélin: veau fauve, dos lisse, double encadrement de filets dorés sur les plats avec fleurons dorés dans les angles, décor doré central fait d'une couronne et de fleurs (reliure de l'époque). Précieux atlas manuscrit sur peau de vélin composé de huit cartes doubles (environ 76 cm de large sur 57 de hauteur) montées sur carton. Elles sont encadrées d'une bordure peinte en plusieurs couleurs avec rehauts d'or et portent, dans les angles, un drapeau sur fond bleu avec, au centre, une croix noire entourée de blanc. (Cette bannière est utilisée dans une carte de François Ollive de 1662 pour figurer la Provence). Les cartes aux tons vifs et variés sont rehaussées d'or: l'illustration comprend des roses des vents, des représentations de navires, quelques villes et armoiries des pays, parfois des monstres marins et des scènes: scènes de chasse en Afrique, Christ portant la croix, Maure dans une tente. Les cartes ont toutes été exécutées sur une seule pièce de vélin, sauf trois d'entre elles qui sont formées d'une pièce principale et d'une bande raboutée. L'atlas a été réalisé en 1648 par un cartographe marseillais inconnu jusqu'alors, Honoré Boyer. Absent de tous les répertoires spécialisés, il paraît avoir été un cartographe amateur, puisant notamment 
ses sources dans les atlas espagnols, portugais et italiens pour les grandes cartes nautiques d'Europe, de Méditerranée et d'Amérique comme le montrent les toponymes utilisés. Marseille était au XVIIe siècle l'un des centres importants de production de cartes marines. «Les premiers témoins d'une hydrographie marseillaise sont contemporains du déploiement commercial du port en direction des Echelles, au XVIe siècle» (M. Mollat du Jourdin et M. de La Roncière, Les Portulans, nº 74). Le plus célèbre des cartographes marseillais fut François Ollive, membre d'une dynastie fameuse. Les huit cartes représentent, dans l'ordre de la reliure: Archipel grec. Plusieurs îles sont entièrement dorées; Rhodes et Chios sont recouvertes de leur drapeau. Méditerranée. Deux scènes de chasse en Afrique du Nord (chasse à l'autruche et au sanglier), une représentation du Christ portant la croix et un Maure dans une tente. Armoiries d'Espagne, de France, d'Autriche et de l'Empire ottoman. Une seule ville est représentée, sans doute Marseille: la vue cavalière du port est surmontée d'un drapeau, une croix blanche sur fond bleu. On relève également la mention du Bastion de France en Afrique du Nord, concession fondée par les Marseillais au XVIe siècle que Richelieu avait placée sous la protection royale. Façade ouest de l'Europe et du Maroc avec Terre-Neuve et l'Islande. Représentation d'un chameau au Maroc. Dans l'Atlantique, archipels des Açores et Ténérife Les Caraïbes, le continent américain depuis le Canada jusqu'au nord du Brésil. Le cartographe y a représenté le Canada (Nove Franse), Terre- Neuve, la Florida, le Mexique (Nove Espana, Mexica), toutes les îles des Caraïbes (Cuba, Spaignola, Barbudo, Granada, etc.), le Pérou jusqu'à Lima, l'Amazone et le nord du Brésil. La côte ouest du continent américain est représentée du sud du Mexique jusqu'à Lima. Enfin, à l'est, représentation d'une partie de la côte ouest de l'Afrique. Ile d'Elbe. Le plan de lile de Lelbe Porte Ferraire et Plomb. Faict par moy Honnore Boyer de Marseille, 1648. Portoferraio (Porte Ferraire) et, dans une moindre mesure, Longone (Porte Lengon) sont assez précisément décrits avec vue cavalière de la ville et des fortifications. Dans cette carte et les deux suivantes, l'intérieur des îles est décrit, avec noms des localités et représentation de reliefs. Sicile et l'est de la Calabre. Le Plan de lille de Sesille e par[tie] de la Calabre. 1648. Carte très détaillée indiquant la toponymie de toute l'île, avec des plans plus précis pour Messine, Palerme, etc., et une représentation de l'Etna en éruption. Malte. Le plan de lile de Malte. Comme pour la Sicile, la carte relève toutes les localités, avec un plan de La Valette et la représentation d'une palmeraie et d'un jardin au nord. A l'est, représentation de l'île de Comino (Cumin) et façade ouest de l'île de Gozo. Mappemonde. Typus orbis Terrarrum. En pied, calligraphiée en lettres capitales, fameuse énigme sous forme de poème évoquant la carte géographique: Ma mer neut iamais deau mes chanps sont infertiles Ie nay point de maison mais iay des grandes villes Ie reduis en un poinct mille ouvrages divers Ie ne suis presque rien et ie suis lunivers. Superbe planisphère sous forme ovale; la Nouvelle-Guinée est représentée à l'ouest. Plusieurs traits à la mine de plomb subsistent, laissant voir des légendes qui n'ont pas été reprises à l'encre, le quadrillage dont s'est servi le cartographe ainsi qu'un premier cercle non retenu pour contenir la mappemonde. Précieux document et unique témoignage d'un cartographe amateur marseillais du XVIIe siècle jusqu'alors inconnu. La reliure est usagée. Les gardes ont été en partie renouvelées anciennement. Fentes, sans perte de vélin, à la pliure de la première carte.
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L'étude Berger va procéder à la vente d'un 2ém Portulan
Carte manuscrite coloriée sur velin de 88x47cm
anno 1649   elle représente le bassin méditerranéen Elle est estimée  80.000  euros 

http://pba-auctions.com/html/fiche.jsp?id=2098000

http://historic-marine-france.com/cartes-marines/informations-cartes.htm

2 commentaires:

copie catalogue étude bergé a dit…

Carte de la Méditerranée. Messine, Placidus Caloiro et Oliva, 1649. Grande carte manuscrite et coloriée sur une pièce de vélin (88,5 x 47 cm). Superbe carte-portulan enluminée sur vélin représentant le bassin méditerranéen. Dans la partie supérieure de la feuille, découpée en triangle et qui sert de fermoir, belle vignette représentant la Vierge et l'enfant (70 mm), avec l'inscription suivante en lettres dorées: Placidus Caloiro et Oliva fecit in nobili urbe esemprari Messane Anno 1649. Les noms des localités côtières, très serrés, sont tracés à l'encre rouge ou bistre; ceux des villes et des États à l'encre rouge sont de plus grand format: Marocco, Tremizen, Alger, Barbaria, Tunis, Tripuli, Cairo, F[iume] Nillo, Arabia, Egitto, Mare Russo, Ierusaleme, Suria, Aleppo, Ermenia, P. Gallo [i.e. Portogallo], Landrosia, Galicia, Granata, Valencia, Aragon, Barsalona, Francia, Provencza, Savoia, Lonbardia, Friul, Scavonia, Lalimagnia, Dalmatia, Grecia, Ungaria, Russia, Rumania, Pulachi, Mare Magiori seu nigro. Les villes et pays les plus importants, représentés par 14 groupes de bâtiments, sont surmontés de leur drapeau en couleur. La Terre Sainte est figurée par un calvaire surmonté de trois croix. Les îles et archipels sont peints en rouge, vert et bleu. Un trait de peinture bleu souligne le tracé de quelques fleuves, dont le plus important est le Nil. La mer Rouge est coloriée en rouge. Il y a douze roses des vents de petit format, et deux de grand format (86 mm de diamètre), ainsi que deux grands cartouches de style oriental ornés du croissant ottoman. La côte africaine est en outre ornée de deux palmiers. Une dynastie de cartographes. « Comme pour les Maggiolo - et l'époque en a connu plusieurs autres exemples - la cartographie fut un art de famille chez les Olive, originaires de Majorque, mais émigrés en Italie espagnole, où leurs plus anciens représentants, Bartolomeo et Jaume, exerçaient à Messine et à Naples dans la seconde moitié du XVIe siècle. Leurs descendants à la troisième génération portaient le nom d'Oliva, en alternance avec le patronyme Riczo; les figures les plus tardives, au XVIIe siècle, signaient Oliva ou Caloiro Oliva, les uns à Messine, un autre à Livourne, d'autres encore à Marseille, ville avec laquelle la famille semble avoir eu très tôt des liens occasionnels et où plusieurs de ses membres s'établirent, le dernier d'entre eux se faisant appeler Ollive, à la française. Au total, on recense, sous ce vocable aux désinences variables, une dizaine d'artistes d'inégal talent et dont la production identifiée s'étend de 1538 à 1664. Leurs liens de parenté ne sont pas toujours clairement définis » (Michel Mollat du Jourdin et Monique de La Roncière). La carte est très bien conservée: les coloris ont gardé leur fraîcheur. (Uzielli et Amat di S. Filippo, Mappamondi, carte nautiche, portolani, 1882, nº 293: pour une carte de la Méditerranée de Placido Oliva datée de 1615.- Mollat du Jourdin & La Roncière, Les Portulans, cartes maritimes du XIIIe au XVIIe siècle, 1984, pp. 245-246.- Foncin, Destombes et La Roncière, Catalogue des cartes nautiques sur vélin conservées au département des Cartes et Plans, Bibliothèque nationale, 1963, nº 77: pour une carte de la Méditerranée par le même Placidus Caloiro e Oliva datée de Messine, 1631). An extraordinary portulan map featuring all of the Mediterranean sea. It was painted on vellum in Messina in 1649 by Placido Caloiro e Oliva, a member of the famous dynasty of cartographers from the 16th and 17th centuries

Anonyme a dit…

Il est tres rare de trouver de tels portulans