jeudi, août 22, 2024

Actions de compagnies maritimes

 ACTIONS        .EMPRUNTS.          OBLIGATIONS           DE  COMPAGNIES MARITIMES.

un peu d'histoire.
Le métier d'armateur était à l'origine,oeuvre  d'un particulier ou d'une famille,ce métier qui pouvait enrichir,( on rencontre de grandes fortunes comme les Ango,et les armateurs de Bordeaux,Nantes etc....)  était sujet à de nombreux risques (guerres perpétuelles,échouage,et fortune de mers,voies d'eau,dématage,incendie,abordage).  Un armateur  risquait sa fortune ,ses biens et ceux de sa famille, l'administration  était réduite au minimum...économie  était le maître mot.
Lors du commerce avec les grands voiliers une compagnie qui pouvait armer 50 voiliers au long-cours ,fonctionnait aves cinq employés,deux commis,et surtout les patrons.

Tout change avec  l'arrivée des flottes de vapeurs au XXém siècle
Une flotte de vapeurs coûtait trop cher, pour appartenir à une seule famille,on  devait donc créér des Sociétés ,et émettre des actions ou obligations      il fallait faire appel au crédit public.
la gestion  administrative  va prendre de l'importance, la responsabilité va devenir collective, lors d'assemblées  des actionnaires , la  direction de la compagnie devra rendre compte aux actionnaires.


lundi, août 19, 2024

ziem felix

 🌍 Félix Ziem (1821–1911) : Le peintre-voyageur aux reflets vénitiens

Félix-François Georges Philibert Ziem, né à Beaune le 25 février 1821 et mort à Paris le 10 novembre 1911, est l’un des peintres les plus singuliers du XIXe siècle. Rattaché à l’École de Barbizon et au mouvement orientaliste, il est surtout connu pour ses marines, ses vues de Venise, et ses paysages baignés de lumière. Nommé Peintre officiel de la Marine en 1901, il incarne une peinture libre, colorée, et profondément inspirée par le voyage.

🏛️ De l’architecture à la peinture

Ziem commence sa formation à l’École des Beaux-Arts de Dijon, où il étudie l’architecture. Un différend avec l’administration le pousse à quitter la Bourgogne en 1839 pour rejoindre son frère à Marseille. Il travaille alors sur le chantier de l’aqueduc de Roquefavour, mais sa passion pour le dessin l’emporte.

Une rencontre décisive avec le duc d’Orléans, qui lui commande des aquarelles, l’encourage à se consacrer pleinement à la peinture. Il ouvre une école de dessin sur le Vieux-Port et commence à exposer dès 1849 au Salon de Paris, où ses vues du Bosphore, de Rome et de Venise séduisent le public.

🌊 Venise, muse éternelle

À partir de 1842, Ziem découvre Venise, qui devient sa principale source d’inspiration. Il y peint :• Le Grand Canal, la Salute, les gondoles

• Des scènes élégantes sur les quais

• Des ciels flamboyants, des reflets mouvants

Ses vues de Venise, souvent idéalisées, sont baignées d’une lumière dorée et d’une atmosphère romantique. Il y revient régulièrement, y installe un atelier, et en fait le cœur de son œuvre.

🕌 L’Orient rêvé

Ziem est aussi un grand voyageur : il parcourt l’Italie, la Russie, Constantinople, l’Égypte, le Caire, Khartoum. Ces périples nourrissent son imaginaire orientaliste :

• Marchés animés

• Mosquées et minarets

• Paysages désertiques et scènes exotiques

Son style, libre et coloré, le distingue des académismes. Il est considéré comme un précurseur de l’impressionnisme, bien qu’il reste fidèle à une figuration lyrique.

⚓ Peintre officiel de la Marine

En 1901, Ziem est nommé Peintre officiel de la Marine. Cette reconnaissance tardive couronne une carrière déjà immense. L’État lui commande un tableau représentant les escadres françaises et italiennes dans la rade de Toulon, lors de la visite du président Émile Loubet.

🖼️ Une œuvre monumentale

Ziem laisse une œuvre considérable :

• Plus de 4000 toiles

• Des centaines de dessins et aquarelles

• Des œuvres conservées au Petit Palais à Paris, au musée Ziem à Martigues, et au musée des Beaux-Arts de Beaune

Il reçoit de nombreuses distinctions :

• Chevalier de la Légion d’honneur (1859)

• Officier (1878)

• Commandeur (1905)

Félix Ziem est un peintre du monde, un coloriste flamboyant, un voyageur inspiré. Sa peinture est une invitation à l’évasion, entre les canaux de Venise et les rivages de l’Orient. 

ZIEM Félix  peintre.







DESNOYER François peintre officiel de la marine ..

 🌊 François Desnoyer : L’Artiste aux Couleurs du Large

Né à Montauban le 13 septembre 1894, François Desnoyer est un peintre, sculpteur et lithographe français dont la carrière traverse les grands bouleversements du XXe siècle. S’il est parfois qualifié de peintre de marine, c’est surtout à travers son attachement à la Méditerranée et à la lumière du Sud que son œuvre prend toute sa dimension.

🎨 Une vocation forgée dans l’adversité

Issu d’un milieu modeste, fils d’un maître d’armes, Desnoyer s’installe à Paris en 1912 contre l’avis de son père, encouragé par le sculpteur Antoine Bourdelle. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé en 1917 et fait prisonnier en 1918. Durant cette période sombre, il dessine pour ne pas sombrer dans le désespoir, envoyant à sa grand-mère des croquis empreints d’humanité.

🖌️ L’éveil artistique et les influences

Après la guerre, il fréquente les milieux artistiques parisiens et entre aux Arts décoratifs en 1921. Il expose au Salon des Indépendants, au Salon d’Automne et à la Société nationale des Beaux-Arts. Ami proche d’Albert Marquet, peintre officiel de la Marine, Desnoyer partage son atelier et s’imprègne du fauvisme et de la peinture de paysage.

⚓ Une relation singulière à la mer Bien qu’il ne soit pas exclusivement peintre de marine, Desnoyer est nommé Peintre Officiel de la Marine en 1952, un titre qui consacre son regard sur les ports, les bateaux et les rivages. C’est à Sète, où il s’installe après la Seconde Guerre mondiale, que son œuvre maritime prend forme. Il y peint les quais, les voiliers, les pêcheurs, capturant la vie littorale avec une palette vive et expressive.

🌍 Voyages et ouverture au monde

Desnoyer voyage en Algérie, en Tchécoslovaquie, en Inde, au Japon et en Asie, nourrissant son art de paysages lointains et de cultures diverses. Ces périples enrichissent sa peinture d’une dimension orientaliste et d’une sensibilité universelle.

🏛️ Héritage et reconnaissance

François Desnoyer meurt à Saint-Cyprien le 21 juillet 1972. Ses archives sont conservées au musée de Saint-Cyprien, qui lui rend hommage à travers des expositions régulières. Son œuvre, marquée par la lumière, la couleur et l’humanité, continue d’inspirer les amateurs d’art et les passionnés de mer.

DESNOYER François peintre de marine.








MAUFRA Maxime peintre officiel de la marine et de la Bretagne

 🌊 Maxime Maufra : Le chantre des côtes bretonnesMaxime Maufra (1861–1918), né à Nantes, est un peintre, graveur et lithographe français dont l’œuvre célèbre les paysages maritimes, en particulier ceux de la Bretagne. Nommé peintre officiel de la Marine en 1916, il a su capter la force et la poésie des côtes françaises avec une sensibilité unique.

🎨 Une vocation tardive mais passionnée

• Maufra commence par une carrière commerciale, imposée par son père.

• C’est lors d’un séjour en Angleterre qu’il découvre la peinture de Turner, qui le bouleverse.

• De retour en France, il s’initie à l’impressionnisme avec Charles Le Roux et expose dès 1886 au Salon de Paris.

🖌️ Pont-Aven et l’influence de Gauguin• En 1890, il s’installe à Pont-Aven, haut lieu de la peinture moderne.

• Il fréquente Paul Gauguin, Paul Sérusier et les artistes du synthétisme, qui influencent son style : aplats de couleurs, formes décoratives, et spiritualité du paysage.

• Il réalise aussi des gravures avec Émile Dezaunay dans l’atelier d’Eugène Delâtre.

🌅 Peintre de la mer et des lumières

• Maufra peint les côtes bretonnes, les rochers battus par les vagues, les bateaux échoués, les landes de bruyère.

• Il séjourne à Quiberon, la Pointe du Raz, Crozon, et Belle-Île, qu’il immortalise dans des œuvres puissantes et lumineuses.

• Bien qu’il soit nommé peintre de la Marine, il reste un observateur terrestre, préférant les vues depuis la côte aux scènes embarquées.

🏡 Vie personnelle et reconnaissance

• Il épouse Céline Le Floch à Londres en 1895.

• En 1903, il s’installe à Kerhostin, où il peint jusqu’à sa mort en 1918.• Son marchand, Paul Durand-Ruel, organise de nombreuses expositions qui assurent sa renommée.

✨ Héritage artistique

Maxime Maufra laisse une œuvre riche, entre impressionnisme et symbolisme, où la mer devient un miroir de l’âme. Son regard sur la Bretagne, à la fois rude et poétique, continue d’inspirer les amateurs d’art maritime.


MAUFRA Maxime  peintre officiel de la marine.
















Maxime Maufra (1861-1918)

Le Chemin du Moulin, Batz, 1897Huile sur toile85,1 x 97,8 cm
Maxime Maufra (1861-1918)Moëlan, landes et sapins sous la neige, 1892 Huile sur toile 46,6 x 62,7cm
Maxime Maufra (1861-1918)
Marée montante, côte de Porguerrec, le Pouldu, 1891
Huile sur toile 38 x 46 cm

MAXIME MAUFRA (1861-1918)
Le port du Pouliguen, 1887huile sur panneau 23,5 x 34 cm
Le Pêcheur 1902
huile sur toile 198.5 x 143. cm.
Collection particulière
Maxime Maufra, né Maximilien Émile Louis Maufra le 17 mai 1861 à Nantes, et mort le 23 mai 1918 à Poncé-sur-le-Loir (Sarthe), est un peintre, graveur et lithographe français postimpressionniste.
Maxime MAUFRA ( Nantes 1861- Poncé-sur-le-Loir 1918). Côte de Goulphar, Belle-Île. 1900. hst, 65 x 81 cm. Rennes, Musée des Beaux-Arts.
Maxime MAUFRA (1861-1918)La Rivière d'Auray
Huile sur toile46 x 61 cm
Dans la large échancrure que la côte de Belle-Isle ouvre à Donant, de grandes vagues déferlent. Au premier plan, de hautes falaises où végètent des herbes rases ; au fond, rochers tourmentés sous un ciel gris... toute la dramaturgie de l'océan en furie capturée par cet immense peintre dans quelques cm²..





maxime Maufra.Maxime Maufra, c’est le gars qui a transformé la Bretagne en cinéma panoramique. Il peint la mer sans jamais monter dessus, les ports sans jamais embarquer, les falaises comme des cathédrales. Formé par Leduc, électrisé par Londres, il devient le maître des paysages bretons et normands. Maufra, c’est la mer sans mal de mer, la côte sans roulis, la peinture en mode embruns premium.

° Maxime Maufra /1861. 1918° La roue du Moulin / fin 19ème
° Huile sur toile / 60.72



🌊🎨 Maxime Maufra : le TikTok des tempêtes bretonnes

Avant les drones.Avant Instagram.

Avant les influenceurs qui filment les vagues en ralenti.

Il y avait Maxime Maufra.

Le garçon débarque en Bretagne avec son chevalet et découvre un monde où la mer semble avoir oublié de se calmer.À Pont-Aven, certains parlent théorie.

D'autres parlent couleurs.

D'autres encore discutent pendant des heures du vert Véronèse.

Pendant ce temps, Maufra regarde l'océan.

Et l'océan répond :

"Viens plutôt peindre mes tempêtes."

Mission acceptée.

🌊Direction Quiberon.Direction la pointe du Raz.

Direction Crozon.Partout le même spectacle.Le vent hurle.

Les vagues montent à l'assaut des rochers.Les nuages arrivent en escadrilles.Le soleil tente une percée.Trois minutes plus tard tout recommence.

Pour un peintre normal, c'est l'enfer.Pour Maufra, c'est le paradis.

🎨Là où d'autres voient du mauvais temps,

lui voit une symphonie. Un ciel gris ?Une couleur.Une bourrasque ?

Une couleur.Une pluie qui arrive de travers ?Encore une couleur.

La Bretagne devient son atelier géant.Sans murs.Sans plafond.

Sans limite.

🌊Maufra ne cherche pas le petit détail.Il cherche l'infini.

Les grands horizons.Les cieux immenses.Les espaces capables de faire sentir au visiteur l'odeur des algues et le goût du sel.

Quand il peint une côte bretonne, on entend presque les goélands.

Quand il peint une tempête, on a envie de vérifier si les fenêtres de la maison sont bien fermées.

⚓Pendant que Paris s'agite,Maufra repart vers l'océan.

Encore.Toujours.Comme un marin qui aurait remplacé la boussole par une boîte de couleurs.Il poursuit la lumière.La vraie.Celle qui dure dix secondes.

Puis disparaît à jamais.

🎨🌊Aujourd'hui encore, ses tableaux ressemblent à des fenêtres ouvertes sur une Bretagne sauvage.Une Bretagne où l'on sent le vent pousser les nuages.

Une Bretagne qui n'est pas une carte postale.Une Bretagne qui respire.

Qui gronde.Qui brille.Qui vit.

Et au milieu de tout cela, un homme avec un chevalet.

Maxime Maufra.Le chasseur de tempêtes.

Le collectionneur d'horizons.

Le pirate des lumières bretonnes.

 

Maxime Maufra, le poète des grands horizons bretons

Né à Nantes le 17 mai 1861, Maxime Maufra appartient à cette génération de peintres qui ont accompagné l'aventure du postimpressionnisme tout en conservant une personnalité profondément indépendante. Peintre, graveur et lithographe, il a consacré sa vie à capturer les lumières changeantes du littoral français, faisant de la Bretagne l'un des territoires majeurs de son inspiration.

Ses premiers pas artistiques se déroulent à Nantes auprès de Charles et Alfred Leduc. Le jeune homme s'exerce alors en peignant les paysages des bords de Loire. Son père nourrit toutefois pour lui d'autres ambitions et l'oriente vers une carrière commerciale. Un séjour linguistique à Liverpool  va pourtant bouleverser son destin.

En Angleterre, Maufra découvre l'œuvre de Turner. Cette révélation artistique est décisive. Il visite également le Pays de Galles et l'Écosse dont les ciels tourmentés et les vastes paysages marqueront durablement son imaginaire. De retour en France en 1884, il partage son temps entre ses activités professionnelles et sa passion pour la peinture, tout en se rapprochant progressivement des courants impressionnistes grâce à l'influence de Charles Le Roux.

Sa carrière prend un véritable essor en 1886 lorsqu'il attire l'attention du critique Octave Mirbeau. La même année, il expose à Nantes aux côtés de plusieurs grands noms de la peinture française tels qu'Eugène Boudin, Camille Pissarro, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Georges Seurat ou encore Armand Guillaumin.

Durant les années suivantes, il parcourt sans relâche les côtes de Normandie et de Bretagne. Les ports, les plages, les falaises et les marines deviennent ses sujets privilégiés. Cette quête de lumière le conduit naturellement à Pont-Aven où il séjourne en 1890.

La rencontre avec Paul Gauguin et Paul Sérusier constitue alors une étape importante de son évolution artistique. Il découvre les recherches du synthétisme et l'usage de larges surfaces colorées. Même s'il adopte certaines innovations de l'école de Pont-Aven, Maufra conserve son indépendance. Il refuse de se soumettre à une théorie et préfère suivre son propre regard.

Il résumera lui-même son approche avec une certaine ironie :« On peut peindre avec du noir... Le tout est d'être peintre. »

Cette liberté de ton caractérisera toute sa carrière.

Décidé à vivre désormais de son art, il s'installe à Pont-Aven puis fréquente Le Pouldu où il côtoie plusieurs figures importantes de l'avant-garde bretonne. En parallèle, il développe une activité de graveur et réalise ses premières estampes sous l'influence de Gauguin.

En 1893, il devient le premier occupant du futur légendaire Bateau-Lavoir à Montmartre, bien avant Picasso. Son atelier accueille alors artistes, écrivains et intellectuels parmi lesquels Émile Dezaunay, Aristide Briand et le poète Victor-Émile Michelet.Sa réputation grandit régulièrement grâce aux expositions organisées par la galerie Durand-Ruel, l'un des plus prestigieux marchands d'art de son époque. Cependant, loin des salons parisiens, Maufra préfère les grands espaces.

À un ami, il écrit en 1897 :

« Je cherche les grands horizons, les cieux !... Je voudrais que les paysages soient classiques, simples et immenses. »Cette phrase résume à elle seule son œuvre.

Les années passent entre voyages et séjours en Bretagne. Quiberon, la pointe du Raz, Crozon ou encore les côtes sauvages du Finistère deviennent des ateliers à ciel ouvert. En 1903, il s'installe à Kerhostin, dans la presqu'île de Quiberon, où il acquiert une modeste ferme qu'il transformera en refuge artistique.

Reconnu par ses contemporains, Maxime Maufra participe à la fondation du Salon d'Automne en 1903 aux côtés de Frantz Jourdain. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1906 puis peintre de la Marine en 1916.

Attaché à sa Bretagne d'adoption, il s'engage également dans le mouvement régionaliste  breton et contribue activement à la vie culturelle de la région.

Le 23 mai 1918, alors qu'il peignait encore en plein air près de Poncé-sur-le-Loir, Maxime Maufra est frappé par une crise cardiaque. Il s'éteint presque le pinceau à la main, fidèle jusqu'au dernier jour à sa passion des paysages.

Aujourd'hui, son œuvre demeure l'un des plus beaux témoignages de la Bretagne de la Belle Époque. Entre ciel, mer et lumière, Maxime Maufra a laissé des tableaux qui continuent de faire souffler le vent du large sur les amateurs de peinture.




Maxime MAUFRA (1861-1918) "Parc de Flamanville" aquarelle et fusain sbg datée 1894 24x30 cm     2.600 euros



 

Maxime Maufra (1861-1918), Les Arbres fantastiques, 1893, huile sur toile, 60 x 73 cm.
Estimation : 30 000/40 000 €

Deux paysannes, vêtues de longues robes noires et de coiffes blanches typiquement bretonnes, s’éloignent sur un chemin de campagne baigné de lumière ; au bout de leur route, une maison au toit d’ardoise et des arbres malmenés par le vent. Ces deux silhouettes paraissent bien frêles face à la rudesse de la nature. Bien que Maxime Maufra ne se soit jamais laissé totalement séduire par le synthétisme d’Émile Bernard et de Paul Gauguin, on perçoit dans cette composition, précoce dans sa carrière, leur influence dans les formes épurées, une touche moins hachurée et le rendu presque irréel de ce paysage à la fois expressif et mystérieux. Durant l’année 1893 justement, Maxime Maufra, installé au Bateau-Lavoir à Montmartre, reçoit la visite de son ami Gauguin, de retour de Polynésie. Ce dernier observe ses dernières œuvres peintes en Bretagne, où il se rend chaque année, et le félicite. A-t-il vu parmi elles ces Arbres fantastiques ? Les deux hommes s’étaient rencontrés en 1890 à Pont-Aven, où Maufra séjournait à la pension Gloanec. Nantais d’origine, initié à la peinture par les frères Charles et Alfred Leduc, l’artiste effectue ses études en Grande-Bretagne. Son père veut faire de lui un homme d’affaires, mais ce séjour lui permet surtout de découvrir Turner et les paysages naturalistes. De retour en France, en 1884, il poursuit sa formation artistique auprès de Charles Le Roux, avant que son travail ne soit repéré au salon de Paris, en 1886, par Octave Mirbeau. Il expose ensuite régulièrement, notamment chez son marchand Paul Durand-Ruel, et alterne les séjours entre la capitale, la Normandie et la Bretagne, une région qu’il n’abandonnera jamais. Ainsi, il s’installe en 1903 dans le petit village de Kerhostin, dans le Morbihan, pour se consacrer jusqu’à la fin de sa vie aux paysages locaux, qu’il transcrit dans des couleurs claires et une touche hachurée et dynamique… qui font de lui l’un des peintres postimpressionnistes les plus apprécié

maxime Maufra montait sur la première marche du podium grâce un paysage breton disputé jusqu’à 40  870  €. Son sujet marin, parfaitement restitué par l’auteur  ? La Marée montante, côte de Quiberon , qui a été brossée sur une toile signée (60  x  81  cm) et est passée…

1200 EUR
Maxime MAUFRA (1861-1918)L'entrée du village
Fusain et aquarelle, signé en bas à droite 24 x 19,5 cm


Maufra maxime est un peintre officiel de la marine mais surtout peintre de la Bretagne.


Maufra Maxime emile louis 1861-1918. est un peintre officiel de la marine,c'est un peintre,aquarelliste,qui passa sa vie entre la Bretagne et Paris.Il a suivi des cours de Charles Leduc peintre de marine.Il s'est installé à Pont Aven et fréquente Gaugin. Sa cote est élevée, plus de 4.000 euros.Il est tres présent en salles des ventes,surtout à Brest et Drouot.
Comme albert Marquet,comme Paul Signac,comme Charles Lapicque, tous peintres officiels de la marine ,fauvisme,nabisme,pointillisme ces peintres sont donc un peu en marge de la notion "peintres reporter",ce sont des peintres modernes .



maxime maufra

maxime Maufra 1861-1918. "le Croisic"